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La profession de sophrologue

Un article de José NEVE – Fondateur de l’I.D.S./ESA

Cette publication est une réflexion pour avancer dans sa propre rencontre avec soi-même, notre histoire est loin d’être finie, elle reste à écrire. Le Professeur Caycédo disait « la maladie, entendez-le « mal à dit » est un accident existentiel, et il ajoutait « l’homme est au-dessus de sa propre maladie ».

Ce qui m’amène à cette réflexion, pour nous qui avons choisi pour profession ou encore professionnalité d’aider l’autre par les outils de la sophrologie, ne devons-nous pas d’abord nous aider nous-même et faire taire notre « Mal à dit… ».

En effet, depuis 20 ans maintenant que j’ai découvert la sophrologie, j’ai toujours été surpris, voire même stupéfié, par ce que j’ai pu entendre sur ce qu’elle était, pire sur ce qu’elle impliquait.

Si originellement la sophrologie se propose d’étudier les phénomènes de la conscience humaine par des procédés qui lui sont propres, pour accéder à l’universalité des essences, la Sophrologie n’est pas loin sans faut, l’acceptation d’idée prosélyte ou dogmatique, c’est d’abord et avant tout une investigation de soi, ce qui implique prioritairement la découverte de son soi, de son moi donc, et par conséquence, de son corps, dans la relation corps / Esprit.

Être sophrologue professionnel, implique donc un travail sur soi, sur son corps, un travail fondé sur des pratiques avec les outils de la méthode et en aucun cas une idée nouvelle prétendue libératrice par rapport à d’autres idées qui seraient les nôtres et dont au fond de nous-mêmes, nous ne serions pas satisfaits.

Si la Sophrologie va favoriser la réalisation du projet existentiel de l’homme, je réfute l’idée qu’elle est l’acceptation d’une idée ou même l’apprentissage d’un savoir. Elle est « l’acquisition d’un pouvoir sur soi », un pouvoir libérateur des affres de la tyrannie émotionnelle, ce que nous appelons la conscience « subie ». Ce pouvoir est donc un pouvoir conquis, à travers la pierre angulaire de la Sophrologie, « La Vivance Phronique » et son corollaire indispensable, « la Répétition Vivantielle ».

José NEVE